Responsable maintenance au sein de BG Plastic, Laurent d’Angelo est le garant de la continuité de la production dans l’usine. Fort de 30 années d’expérience, il incarne la mémoire technique et la réactivité nécessaire pour piloter un parc de 17 presses à injecter allant de 50 à 500 tonnes.
Son rôle va bien au-delà de la simple réparation : il est un véritable “détective” industriel qui assure la fiabilité des équipements pour répondre aux exigences des secteurs .
Pouvez-vous nous résumer votre parcours et votre mission principale au quotidien ?
Laurent d’Angelo – « J’ai rejoint BG Plastic après 25 ans d’expériences dans la maintenance. Mon but premier est de veiller au bon fonctionnement de l’outil de travail, les presses. Je m’occupe de l’entretien des machines via des interventions curatives, quand une panne “franche” survient, mais aussi préventives. L’idée est d’intervenir à un instant choisi pour éviter l’arrêt de production imprévu. J’utilise pour cela la GMAO, qui est mon outil principal pour piloter le suivi, gérer les pièces de rechange et automatiser les réapprovisionnements. »
L’expertise de Laurent est le socle sur lequel repose la productivité de BG Plastic. En jonglant entre l’urgence de la maintenance curative et la rigueur de la maintenance préventive, il sécurise le flux industriel de l’entreprise. Son approche méthodique, appuyée par des outils numériques comme la GMAO (Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur), permet une gestion fine de l’usure des composants. Cette vigilance constante assure aux clients une continuité de service irréprochable, transformant la maintenance en un levier stratégique de performance et de fiabilité pour l’ensemble de l’atelier d’injection.
Pourquoi comparer la recherche d’une panne à une forme d’enquête ?
Laurent d’Angelo – « Rechercher une panne, c’est comme jouer au détective. Cela demande de la minutie, des connaissances techniques pointues et, surtout, un très bon sens de l’observation. Il faut analyser les symptômes, remonter à la cause racine et trouver la solution la plus pérenne. C’est un aspect très gratifiant de mon travail : après un temps de recherche parfois complexe, la satisfaction est réelle lorsque le problème est résolu et que la machine redémarre parfaitement. »
Cette dimension d’investigation souligne l’importance du facteur humain et de l’expérience dans l’industrie. Si les machines sont de plus en plus automatisées, l’œil de l’expert reste irremplaçable pour déceler les anomalies, parfois subtiles, que les capteurs ne voient pas toujours. Laurent ne se contente pas de remplacer des pièces ; il comprend la mécanique profonde des presses. Cette expertise terrain, accumulée sur plusieurs décennies d’expériences, permet à BG Plastic de résoudre des problématiques techniques complexes avec une agilité que les grandes structures perdent parfois au profit de processus trop rigides.
Comment BG Plastic intègre l’innovation dans les processus de maintenance ?
Laurent d’Angelo – « Nous évoluons vers la maintenance prédictive. L’idée est d’analyser les données de la machine – comme l’âge, le temps d’utilisation ou le degré d’usure – pour prédire les défaillances avant qu’elles ne surviennent. C’est une évolution naturelle de la maintenance préventive systématique. Les nouvelles technologies facilitent clairement la supervision de la production, même si personnellement, je garde une affection particulière pour les machines de montage qui demandent une intervention humaine très précise. »
Le virage vers l’Industrie 4.0 chez BG Plastic se traduit par une hybridation entre savoir-faire traditionnel et outils de prédiction data. En exploitant les critères d’utilisation des machines pour anticiper les remplacements de pièces, Laurent optimise la durée de vie du parc machine et réduit les coûts liés aux arrêts non programmés. Cette démarche s’inscrit parfaitement dans la culture d’amélioration continue de l’entreprise. Elle permet de garantir aux donneurs d’ordres que les équipements sont toujours au sommet de leur capacité de précision, quels que soient les volumes de production demandés.
Quel message transmettre aux jeunes générations sur l’avenir du métier ?
Laurent d’Angelo – « Lorsque je forme de jeunes alternants, je veux les rendre opérationnels et autonomes sur les machines. Je leur transmets aussi l’importance de garder le côté humain dans notre travail. Dans les grosses sociétés, on a tendance à mettre l’humain de côté au profit de la seule performance. Chez BG Plastic, on garde cette proximité et cette entraide. Sans les techniciens, l’entreprise ne pourrait pas tourner, et c’est cette valeur ajoutée humaine qui fait notre force. »
La transmission du savoir est un pilier fondamental de la stratégie de croissance de BG Plastic. En encadrant la nouvelle génération, Laurent assure la pérennité de l’expertise technique de l’usine. Ce rôle de mentor va au-delà de la technique pure ; il s’agit d’inculquer une culture de la responsabilité et de la fierté du travail bien fait. Cette approche garantit aux clients que l’excellence opérationnelle n’est pas portée par une seule personne, mais par une équipe soudée, compétente et profondément attachée aux valeurs de réactivité et de qualité de l’entreprise.




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